Acheter des oranges directement au producteur : le guide pour ne pas se tromper
Acheter des oranges directement au producteur est devenu une formule qu'emploie presque tout le monde qui vend des oranges sur internet. Certains le sont vraiment ; d'autres achètent les fruits dans un entrepôt et les réexpédient. Nous avons écrit ce guide depuis une exploitation de Cullera (Valence) qui vend sa propre récolte en ligne depuis 2011, avec un seul but : que vous sachiez ce que vous achetez, à qui, et comment le vérifier, que vous achetiez chez nous ou ailleurs.
Ce que signifie acheter directement au producteur (et ce que cela ne signifie pas)
Cela signifie que celui qui cueille l'orange sur l'arbre est celui qui vous la vend : sans station de conditionnement, sans chambre froide et sans intermédiaire qui l'achète en gros pour la revendre. Concrètement, trois choses changent :
- Les fruits sont cueillis quand vous les commandez. Nous récoltons le jour même où votre caisse part. Il n'y a pas de stock en attente : c'est pourquoi la boutique affiche « de retour en novembre » quand un fruit n'est pas sur l'arbre.
- Aucun traitement après récolte. Les oranges de supermarché sont déverdies, cirées et traitées aux fongicides pour tenir des semaines en chambre froide et en rayon. Les nôtres vont de l'arbre à la caisse : sans cire ni traitement après la cueillette.
- Le prix reste à celui qui cultive. Dans le circuit long, le producteur touche une fraction de ce que vous payez en magasin. En circuit court, le prix du kilo paie le verger, la cueillette et le transport, et pas grand-chose d'autre.
Ce que cela ne signifie pas : que tous les fruits viennent d'une seule parcelle. Chez nous, la plus grande partie vient de nos vergers et, quand la demande dépasse la récolte, nous complétons avec des producteurs voisins de Cullera et de la Ribera qui cultivent comme nous et cueillent aussi à la commande. Nous le disons parce que c'est la question à laquelle presque personne ne répond.
Les vrais avantages (sans exagérer)
- Une fraîcheur qui se voit sur la peau et se sent dans le jus. Une orange cueillie il y a deux jours n'a rien à voir avec une orange qui a passé trois semaines entre chambre froide, transport et rayon. Chez vous, elle se conserve plus longtemps, pas moins : nous l'expliquons dans combien de temps se gardent nos agrumes et comment les conserver.
- Une peau non traitée. Si vous utilisez le zeste en cuisine, cela compte. Nos oranges, conventionnelles et bio, ne portent ni cire ni fongicide après récolte.
- Vous savez d'où elle vient. Commune, famille, variété et date de cueillette. Si un site ne vous dit aucune des quatre, méfiez-vous.
- Mûrie sur l'arbre. Nous cueillons quand le fruit a du sucre, pas quand le calendrier commercial l'exige. C'est pourquoi chaque variété a sa fenêtre et nous ne vendons pas en dehors.
Ce que nous ne vous promettrons pas : qu'elle soit moins chère que celle du supermarché en promotion, ni que toutes les pièces aient la même taille. C'est un fruit fraîchement cueilli, pas calibré sur une ligne industrielle.
Comment distinguer un producteur d'un intermédiaire : six vérifications
- Dit-il où se trouve l'exploitation et qui la cultive ? Un village, des prénoms, ses propres photos. « Oranges de Valence » tout court n'est pas une exploitation, c'est une région.
- Cueille-t-il à la commande ou a-t-il du stock ? S'il peut livrer n'importe quelle quantité à n'importe quel moment de l'année, il y a un entrepôt et une chambre froide derrière.
- Respecte-t-il la saison ? Un producteur vous dit que l'orange revient en novembre et la sanguine en février. Un intermédiaire a de tout, tout le temps.
- Vous dit-il quelle variété il envoie ? Et si elle change en cours de saison, il prévient. Le fruit n'est pas une marque : c'est la Navelina en novembre et autre chose en avril.
- Les avis ont-ils un nom, une date et un texte ? Ceux de Google sont difficiles à inventer. Les nôtres sont dans les avis de nos clients.
- Le bio porte-t-il un numéro de certificat ? « Culture naturelle » ou « sans produits chimiques », ce n'est pas du bio. Le bio, c'est un opérateur inscrit et contrôlé : le nôtre est ES-ECO-020-CV, du comité d'agriculture biologique de la Communauté valencienne (CAECV). Vous pouvez lire comment nous faisons dans notre projet bio.
Quelle orange trouve-t-on chaque mois
La saison valencienne des agrumes va d'octobre à juin, mais tous les fruits ne sont pas disponibles tout le temps. Voici la nôtre, à grands traits ; les dates exactes dépendent de la maturation de chaque année et nous les publions dans notre calendrier des variétés.
- Mandarines : d'octobre à avril, en commençant par les clémentines précoces.
- Oranges : de novembre à juin. La Navelina ouvre la saison (de table et à jus, sans pépins) et des variétés plus tardives suivent jusqu'à la fin du printemps.
- Oranges bio : de novembre à mai, avec la même succession de variétés.
- Citrons : de novembre à mai.
- Oranges sanguines : quelques semaines entre février et mars.
- Avocats : de février à mai.
- Tomates du Perelló : mai et juin, quand il ne reste presque plus d'oranges.
Si vous voulez un fruit qui n'est pas encore sur l'arbre, vous pouvez laisser votre e-mail sous « Prévenez-moi » dans chaque catégorie et nous vous écrivons le jour où nous le cueillons.
Combien coûtent les oranges achetées au producteur
Ce qui surprend souvent, c'est que le prix comprend la livraison : il n'y a pas de caisse bon marché et de port cher. Le prix actuel par caisse et par kilo figure sur chaque fiche produit, pour votre pays.
Il existe aussi des caisses de 5 et 15 kg, et des caisses mixtes pour combiner oranges, mandarines et citrons dans un même envoi. Plus la caisse est grande, moins le kilo coûte, parce que le transport pèse moins dans le total. Si cela vous paraît beaucoup de fruits, regardez d'abord combien de temps ils se gardent : 20 kg d'oranges fraîchement cueillies tiennent chez vous plus longtemps que vous ne le pensez.
Notre exploitation à Cullera
Nous sommes Ruth et Ximo. En 2011, nous avons commencé à vendre sur internet la récolte du verger que Joaquín, le père de Ximo, avait travaillé toute sa vie en vendant à des intermédiaires. Le verger se trouve sur la commune de Cullera, dans le parc naturel de l'Albufera, et depuis nous faisons passer peu à peu une partie des parcelles en agriculture biologique certifiée. Vous pouvez lire toute l'histoire dans qui sommes-nous, voir les champs dans la galerie et lire ce que disent les clients dans les avis.
Questions fréquentes
Combien de temps prend la livraison ?
Cela dépend du pays : 24-48 heures en Espagne, 2-3 jours ouvrables en France, 3-4 en Allemagne et en Autriche. Nous cueillons le jour de l'envoi : le fruit que vous ouvrez a quitté l'arbre depuis deux ou trois jours, pas depuis des semaines.
Y a-t-il une commande minimum ?
La plus petite caisse fait 5 kg. La livraison est comprise dans toutes.
Puis-je mélanger oranges et mandarines ?
Oui, avec les caisses mixtes. Et si vous avez envie d'un fruit hors saison, « Prévenez-moi » dans sa catégorie et nous vous écrivons quand il revient.
Et si une pièce arrive abîmée ?
Écrivez-nous avec une photo et nous réglons cela. C'est un fruit frais et le transport le malmène parfois ; vous n'avez pas à garder une caisse qui n'est pas en bon état.
Les oranges bio sont-elles certifiées ?
Oui, opérateur ES-ECO-020-CV (CAECV). Le numéro figure sur la caisse et sur chaque fiche de produit bio.
Puis-je venir chercher les fruits sur place ?
Oui, à Cullera et à Favara, en choisissant le retrait au moment de la commande : sans frais de port, et avec des fruits cueillis sur l'arbre pour vous, exactement comme si nous les expédiions.
Si vous voulez les goûter : oranges de Valence ou oranges bio, cueillies le jour de l'envoi et chez vous quelques jours plus tard.